Lundi 19 mai 2008


La bataille interne dans la perspective de la présidentielle de 2012 a déjà démarré au Parti socialiste, avec une Ségolène Royal et un Bertrand Delanoë montant nettement en puissance, et un Dominique Strauss-Kahn en embuscade, à six mois du Congrès du parti.

Le député socialiste Laurent Fabius a regretté lundi sur LCI que le débat au PS avant le congrès prenne des allures de "pugilat", et souhaité "qu'on en revienne au débat". "Normalement cela devrait être un débat, le congrès du PS", mais là "cela prend figure un peu de pugilat", a-t-il regretté.

Alors qu'on aborde la phase des "contributions", les textes devant être déposés avant le 1er juillet en vue du congrès du 14 au 16 novembre à Reims, les "scenarii à 22 bandes se réduisent", selon une cadre parisienne.

"C'est une clarification, juge  le député strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen. On voit bien qu'il y a trois candidatures possibles, même si elles ne se présentent pas de la même façon, sur le même rythme. Dans la préparation du congrès, il y aura au moins trois pôles autour de Ségolène, de Bertrand" et des strauss-kahniens.

L'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal est vraiment sortie du bois vendredi, en annonçant qu'elle serait candidate à la direction du PS, "si les militants le jugent utile", se prévalant de l'appui de 25 fédérations (petites et moyennes), doublant le maire de Paris Bertrand Delanoë qui fourbit ses armes pour la parution de son livre jeudi, et une réunion de ses troupes samedi.

Quant à François Hollande, Premier secrétaire du PS, il a sommé Ségolène Royal et les autres responsables PS de "respecter les temps" dans la préparation du congrès.

Le directeur général du FMI a, lui, quitté temporairement sa haute sphère de la finance internationale pour confier à ses amis qu'il était "assez déterminé" pour une éventuelle candidature en 2012.

Dimanche, ses amis réunis à Paris ont décidé de présenter une "contribution", dans l'esprit de préparer une motion, sous la houlette du député Pierre Moscovici, proposant à Arnaud Montebourg et à Martine Aubry de s'y associer. M. Montebourg, qui réunissait ses amis de son côté, a annoncé dimanche qu'il rejoignait les strauss-kahniens.

"On y va. On se compte avec Aubry et Montebourg et on n'exclut pas de contacter Fabius", a affirmé Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France.

Les strauss-kahniens ont rendu public un "appel du 18 mai", clin d'oeil à l'appel gaulliste. DSK reste "pour nous un espoir pour la France" et il faut construire un "large rassemblement de la gauche dans et autour du Parti", dit ce manifeste.

Pour Pierre Moscovici, "nous voulons être respectés et peser vraiment, en refusant l'affrontement", entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal "que nous croyons délétère pour le parti", a jugé le député du Doubs.

Avec Montebourg et les "aubrystes", les strauss-kahniens pèseraient quelque 30%, selon M. Le Guen, pour qui "on est incontournable, on peut peser fondamentalement sur l'orientation et la direction du PS".

De son côté, Martine Aubry, maire PS de Lille, qui monte dans les sondages, forte de sa réélection à Lille (66,56%), a joué la prudence.

Elle s'est refusé à dévoiler ses intentions sur la succession de François Hollande et n'a rien dit d'un accord avec les strauss-kahniens.

L'ancienne ministre présentera d'ailleurs "pour la fin juin", une contribution, et a martelé que "le moment venu"... "quand la ligne politique aura été arrêtée", "à ce moment-là", elle se posera "la question".

Julien Dray qui en présentera une également, a été acerbe à l'égard de Mme Royal. Dans une métaphore culinaire, il a comparé la démarche de celle qu'il avait secondée lors de la campagne présidentielle à un pâtissier qui mettrait la figurine avant de construire sa pièce montée...

Force est de constater que les querelles intestines refont surface et que tous les protagonistes seront faire des alliances contre nature pour contrecarré les plans des favoris pour comme d'habitude s’octroyer dans une corbeille d'allégeance  des postes aux dépends de ceux qui les méritent .

Une question se pose une fois de plus , Est ce que notre Camarade Socialiste Bondynois , désigné comme "Candidat à tout "par Solférino et qui s'est déjà présenté contre François Hollande pour le poste de 1 er Secrétaire et contre Jean Paul Huchon pour le poste de Président de la Région Ile de France , selon le journal " Le Parisien " en date du 08 Octobre 2003 ,  seras Candidat pour le poste de 1er des Socialistes

par Mandragore publié dans : Réforme du PS
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Vendredi 9 mai 2008

Trop de personnes me posent cette question , " pourquoi tous les commentaires ne sont ils pas publiés sur le Bondynews ? "  et ma réponse est toujours la même :

Si le commentaires est à caractére raciste ou diffamatoire  , le modérateur se doit de ne pas le publier !

Tous les commentaires de ce type sont repertoriés dans un fichier avec toutes les  données d'identification 

Pour les autres , ils sont le plus souvent publiés . 

par Mandragore publié dans : Piques et Polémiques
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Vendredi 9 mai 2008

Les sympathisants du PS sont 16% à souhaiter que Manuel Valls accède à la tête du PS (+9%), contre 14% qui lui préfèrent Pierre Moscovici (+6%), mais les deux favoris restent Ségolène Royal (54%, -5%) et Bertrand Delanoë (50%, +2%), selon un sondage CSA publié vendredi par Le Parisien.

Martine Aubry est à 31% (-8), et Julien Dray à 10% (-1).

Chaque interviewé a pu donner deux réponses. Le chiffre entre parenthèse indique la différence avec le sondage CSA réalisé les 19 et 20 mars.

Ce sondage a été réalisé les 6 et 7 mai auprès d'un échantillon national représentatif de 1.006 personnes âgées de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

par Mandragore publié dans : Réforme du PS
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Mercredi 30 avril 2008
Dimanche soir , sur M6 l'émission CAPITAL à produit un reportage sur les grands patrons des entreprises françaises du CAC 40 . Le reportage se voulait réaliste , mais la réalité fait souvent mal à la tête . Salaires Scandaleux , auquel se rajoute souvent des avantages déplacés ., tel que Prime d'arrivée , Parrachute dorée , stock options , véhicule et appartement de fonction avec personnel et j'en passe tellement la liste est longue .

C'est simple  tous les mois ce n'est pas un bulletin de salaire qu'ils réclament , c'est le ticket de l'euro millions .

Cerise sur le gateau , ont apprend que tous ces petits chefs d'entreprises s'invitent mutuellement à sieger dans leurs conseils d'administration , s'octroyant ainsi des largesses réciproque tout en touchant encor un pactole non négligeable , pour exemple  on nous cite que pour 8 séances annuelles , un chef d'entreprise touche 75 000 € .

c'est tout simplement honteux !

Alors , c'est vrai que nos élus sont loin de ces chefs d'industrie , , mais je suis toujours sous le choc , car ce reportage m'a démontrer une chose , il faut toujours regarder plus loin que le bout de son nez .

Alors , une simple question " comment fait un élu pour être 1ére Maire Adjoint ,Vice Président du conseiller général , sage femme , Mére de famille , sieger à plusieurs conseils d'administration , avoir la pêche , pour un cumul non négligeable , mais dérisoire  .
par Mandragore publié dans : Bondy
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Mardi 29 avril 2008

Au nord de la ville , ne cherchez pas de Banque , elle ne veulent pas s'y implantées, malgré toutes les protestations et doléances qui se sont chevauchées pendant la campagne électorale .

Que sont devenus les propositions de Laurent Quinet et les promesses de Nicolas SARKOZY ?

Alors qu'au centre ville la guerre des enseignes Bancaire  fait rage , pas loin de neuf enseignes se partage le centre ville . La derniere en date devrait ouvrir ses portes dans trés peu de temps , il s'agit de l'agence du CIC installée rue Henry Barbusse , juste à coté du nouveau magasin " Leader Express " . Depuis quelques mois l'agence du Crédit Agricol s'était implanté face au Crédit Mutuel de la Rue Jules Guesdes , qui pour faire face à la concurence déménageras ses locaux en lieu et place de l'Ancien Restaurant Pizzeria , rue Auguste Polissard en Septembre . La Banque Populaire qui avait déja agrandi ses locaux , rue Roger Salengro , quelques années en arriere , La Société Générale  , face à la Mairie , L'agence de la BNP sur la Nat 3 et la Caisse d'Epargne sur la rue Blanqui , ainsi que la Banque Postal qui cloture la liste .

La BNP possede une seconde agence à la Gare de Bondy , face à l'énorme agence du Crédit Lyonnais . La Société Générale implante , elle aussi une seconde agence sur le rond point de la gare .

Bondy Nord : 1 Agence Postal, rue Suzanne Buisson.
Bondy Extreme sud : 1 Agence Postal , rue de la Philosophie .
Bondy Centre : 9 enseignes , 10 agences Bancaires , 2 Agences Postal


Cherchons l'erreur !

par Mandragore publié dans : Bondy
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Lundi 28 avril 2008

A l'heure ou je vous parles, je suis un petit peu perdu dans ce vaste projet ANRU de la Ville de Bondy .

Alors il est vrai que je n'ai pas encore mis le nez dedans  " c'est les vacances pour tout le monde " , mais je vais me concentrer .

Je recherche actuellement des renseignements concernant les constructions d'immeubles en cours dans le cadre de ce programe, car si l'on le chiffre officiel des logements détruits, ont n'a pas trop de renseignement sur ces nouveaux logements de remplacement.

J'ai donc fait un petit tour dans notre bonne ville de Bondy , pour chercher les éventuels projets en cours de réalisation , et la stupeur , rien , NADA .

Alors oui , j'ai bien vu de beaux panneaux et la une nouvelle inquiétude s'empare de moi . Fidèle parmi les fidèles du conseil Municipal, je recherche dans mes archives pour trouver la trace de la vente par la ville de Bondy de notre Historique vestige du Patronage Laïque de Bondy, propriété du Bureau de Bienfaisance de la ville de Bondy , transformé en Centre de Loisirs après la construction du Tennis club . Car sur ce vestige, un panneau de démolition à fleuri sur le portail au profit de la Société I3F .

Alors une question se pose, une société non propriétaire d'un terrain peut elle déposer un permis de démolir ?

Le second panneau  se trouve sur l'avenue Henry Varragnat, à la pointe de l'extrême nord de la ville sur le petit terrain de foot. Cette cession a été validée lors du conseil Municipal du 20 Décembre 2007.

Retournons donc au centre ville , pour s'apercevoir que notre office public d'habitations n'a toujours pas commencé les travaux à l'emplacement de l'ancien Trésor Public , le permis de construire en est même devenu illisible , ainsi que l'extension en hauteur du Bâtiment qui abrite la Société Générale . Une simple question se pose, Bondy Habitat attend t_il la fin des travaux de la Départementale, pour continuer le bordel en centre ville.

Donc à part ces quatre chantiers en prévision et celui prévu sur les bords du canal de l'Ourcq , cela ne fait pas lourd dans la balance !!

Si vous avez des précisions ou des infos : bondynews@yahoo.fr

par Mandragore publié dans : Bondy
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Samedi 26 avril 2008

52% des personnes ayant vu ou entendu parler de l'intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télévision n'ont pas trouvé le président convaincant, contre 36% d'un avis contraire, selon un sondage CSA à paraître samedi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France. 79% de l'échantillon de 1002 personnes utilisé pour l'enquête ont vu ou entendu parler de l'émission "En direct de l'Elysée". Parmi ces personnes, 36% ont jugé que le chef de l'Etat avait été convaincant, alors que 52% ont pensé l'inverse. M. Sarkozy n'a pas été trouvé convaincant surtout sur le pouvoir d'achat (73% contre 16%), la réduction des déficits publics (57% contre 25%), la suppression de postes d'enseignants (57% contre 28%), les retraites (56% contre 27%), l'emploi (55% contre 32%) et la défense du "paquet fiscal" (54% contre 23%) Sondage réalisé par téléphone le 25 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice complète disponible à la commission des sondages.
par Mandragore publié dans : politique
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Jeudi 24 avril 2008

Parti socialiste 16 avril 2008



 Projet DECLARATION DE PRINCIPES

PREAMBULE


 Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières.
 Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française.
Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits.
Il revendique le souvenir de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés.
Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort. Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité.
Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

 I - NOS FINALITES FONDAMENTALES


Art 1 Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.
 
Art. 2 L’égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

Art 3 Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.

Art 4 Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.

 Art 5 La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives. 



II – NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE


Art 6 Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier. Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale. Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnés par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.


Art 7 Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production. C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.

Art 8 Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle.La régulation est également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.

par Mandragore publié dans : Réforme du PS
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Jeudi 24 avril 2008



Au moins quatre personnes ont été placées en garde à vue à la suite d'une opération menée mercredi soir par 350 policiers aux Beaudottes, un quartier sensible de Sevran (Seine-Saint-Denis) récemment décrit "sous la coupe réglée" de dealers par les Renseignements généraux, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon un décompte provisoire établi par une source judiciaire, elle a donné lieu "à au moins quatre gardes à vue". A 21H00, cette opération se terminait mais un dispositif policier devait être maintenu toute la nuit de mercredi à jeudi, a précisé cette source.

Selon la source judiciaire, l'opération visait à investir huit halls d'immeuble identifiés comme points de vente réguliers et une douzaine d'appartements non habités "susceptibles de servir au trafic", comme lieu de cache ou laboratoire de drogue. Un troisième objectif était d'interpeller les personnes recherchées dans le cadre d'enquêtes préliminaires en cours.

"Aucun produit stupéfiant n'a été trouvé dans les appartements", selon la source judiciaire. Quelques saisies de cannabis ont été effectuées dans les parties communes et sur au moins un des gardés à vue.

Cette opération, qui s'est déroulée en présence du préfet et du procureur de la République de Bobigny, "est le résultat des enquêtes menées depuis des mois" dans le cadre du Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD, opérationnel depuis septembre 2007 à Sevran) et du plan départemental anti-drogue, ont expliqué des sources policière et judiciaire.

En fin d'après-midi, le quartier a été entièrement bouclé, ses accès filtrés pendant que des policiers pénétraient dans "une vingtaine de cages d'escaliers" de cette cité connue depuis des années pour être une plaque tournante du trafic de drogue de l'est parisien, et qui était en 2008 dans une "situation explosive", selon une note des RG, a expliqué une source policière.

L'opération a mobilisé 350 policiers, dont des policiers de la sécurité publique, de la police judiciaire du 93 et de Paris, et du Groupe d'intervention régional (GIR), selon la source policière.

Une note des Renseignements généraux (RG) datée du 1er avril avait décrit ce quartier HLM rénové de 10.000 habitants, classé en zone urbaine sensible, "sous la coupe réglée" d'une "minorité de délinquants".

Elle avait été rédigée après le départ fin mars des onze gardiens et trois employés de l'unique bailleur des Beaudottes, Immobilière 3F (1.200 logements aux Beaudottes), trop exposés. Le bailleur avait recensé 18 agressions physiques sur ses personnels depuis août 2006.

La préfecture avait convoqué le 9 avril une réunion d'urgence sur le quartier, au cours de laquelle le principe d'un système de vidéosurveillance avait été arrêté et une série de moyens renforcés.

Le bailleur estime à "au moins 4" les appartements squattés par des dealers, qui se conduisent en maîtres dans certaines parties communes et "pourrissent la vie de toute la cité".

par Mandragore publié dans : Seine Saint Denis
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Jeudi 24 avril 2008

Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux n'envisage "en aucun cas" de procéder à une régularisation massive de sans-papiers, affirme-t-il dans un entretien au Figaro de jeudi.

"J'indique sans ambiguïté qu'il n'y aura aucune opération de régularisation massive", déclare-t-il dans les colonnes du quotidien. "Il ne peut y avoir qu'un examen au cas par cas en fonction de la réalité d'un contrat de travail, de la situation de l'emploi dans un secteur en tension ou d'un département. Il n'y a là ni improvisation, ni débordement", dit-il.

"La loi que j'ai fait voter prévoit d'ailleurs de permettre à titre exceptionnel de régulariser au cas par cas dans des secteurs connaissant de graves pénuries de main d'oeuvre. La loi s'applique donc", précise le ministre.

De nombreuses voix se sont élevées à gauche et à droite pour réclamer une clarification voire une révision des critères de régularisation des dizaines de milliers de salariés sans papiers en France, après la grève de 600 d'entre-eux menée depuis une semaine en Ile-de-France.

Si le processus de régularisation de ces quelque 600 travailleurs sans papiers en grève depuis le 15 avril paraît en bonne voie, la question reste entière pour tous les autres dont on ignore le nombre exact Mercredi soir, plusieurs sources, syndicale et préfectorale, faisaient état de plusieurs dizaines (Seine-saint-Denis) voire centaines (Val-de-Marne) de dossiers déposés en préfecture, sans qu'on puisse établir de chiffre précis côté ministériel. D'autres dossiers en vue d'une régularisation devaient être déposés dans les prochains jours, a-t-on confirmé de mêmes sources.

Le credo du ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, "pas de régularisation massive", seulement "du cas par cas" au niveau des préfectures, est battu en brèche au sein même de sa majorité.

Pour le député UMP Etienne Pinte, interviewé mercredi dans Le Parisien, les déclarations gouvernementales expliquant que les dossiers seront examinés au "cas par cas" sont "une posture pour éviter d'être accusé de vouloir régulariser en nombre". "La plupart de ces gens seront effectivement régularisés, ça me paraît évident", ajoute-t-il. M. Pinte estime qu'"il faut régulariser ceux qui sont là depuis de nombreuses années et qui ont des attaches très fortes avec notre pays".

Le député PS Jean-Louis Bianco remarque aussi que l'examen au cas par cas "est une position en trompe l'oeil". "S'il n'y a pas de critères, cas par cas veut dire arbitraire (...) Au lieu de faire du chiffre, il faut au contraire afficher des critères précis: un travail régulier, un logement, une ancienneté et une bonne intégration", explique-t-il dans Le Parisien. Le bureau national du PS a demandé mardi soir au gouvernement, outre la "régularisation des salariés", le rétablissement de "critères dans la politique d'immigration dont le contrat de travail est un élément essentiel".

Le président de la Cimade, Patrick Peugeot, a lui aussi réclamé mercredi une clarification des critères de régularisation pour éviter toute "iniquité" de traitement. "Cette formule passe-partout du +cas par cas+, a-t-il dit sur France Inter, c'est la porte ouverte à beaucoup d'aléas dans les décisions". "Nous, qui sommes dans tous les départements, nous voyons bien des décisions complètement différentes dans un sens ou dans l'autre", a-t-il ajouté. Pour cette clarification des critères de régularisation, Patrick Peugeot a réclamé un "Matignon des travailleurs sans papiers".

Dans l'entourage du ministre de l'Immigration, où l'on dit faire preuve d'"un esprit positif", on souligne qu'il faut se garder de "toute idéologie" en matière de politique d'immigration. Le directeur de cabinet de Brice Hortefeux, Thierry Coudert, avait rappelé mardi après une rencontre avec la CGT consacrée à la grève des 600 salariés sans papiers que l'"on est dans un processus qui est l'application stricte des textes", c'est-à-dire l'article 40 de la dernière loi sur l'immigration de novembre 2007 et la circulaire du 7 janvier.

Ces deux dispositions, qui affirment viser un nombre "très limité" de bénéficiaires, autorisent les préfets à régulariser les étrangers en situation irrégulière, à la condition qu'ils aient un "engagement ferme de l'employeur" et qu'ils exercent des métiers manquant de main d'oeuvre. La CGT devait déposer ce mercredi dans 5 préfectures d'Ile de France les dossiers des salariés sans papiers en vue de leur régularisation.

par Anne-Marie LADOUES publié dans : politique
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